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Communiqués de presse

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"J'ai compris"
L’installation des Arméniens en Crète Imprimer Envoyer

L’installation des Arméniens en Crète s’attesta très tôt, peut-être pendant la période byzantine. Après la conquête de l’île par Nicéphore Phocas, de nombreuses familles arméniennes y venirent et trouvèrent une nouvelle patrie. Les endroits où ils s’installèrent reçurent des noms arméniens : les villages Armenoi dans les régions de Rethymnon et de Sitia, Armen Chana dans la province d’Amari, Armenochorio dans celle de Kissamos, Armanoghia dans celle de Monofatsi, Armenokambos, Armenokastelli et Armenopetra etc. L’Arménie avait des rapports commerciaux avec la Crète dès le XIVe siècle, comme témoigne l’historien Nikolaos Tomadakis : les Arméniens sont mentionnés à deux reprises :

A. En 1363, dans la délibération du Senat vénitien qui accepta d’accueillir dans l’île de Crète des Arméniens venus de l’Arménie et du Pont

B. Entre 1670 et 1915, selon les registres et les archives religieuses, à côté des Grecs et des Européens qui habitaient la capitale de Crète, il y avait aussi des Arméniens. Ils vivaient tous en paix entre eux. Quant aux familles arméniennes qui venirent en 1905, ils s’occupaient du commerce du café et des tissus

Les Arméniens persécutés et déportés par les Turcs continuèrent à émigrer en Grèce. A la fin du XIXe siècle, l’émigration des Arméniens acquiert des dimensions importantes. 2 000 personnes trouvèrent une nouvelle patrie en Crète. Ils venirent de Smyrne (Izmir), de Magnésie, d’Ayvali et de Césarée. Ils s’installèrent dans les grandes villes de l’île : 230 familles à Héraclion, 46 à Rethymnon, 24 à Sitia et 27 à la Canée.

L’église arménienne de Crète est dédiée à Saint Jean (Sourp Garabed). Elle se trouve à Héraclion et devint le lieu de rassemblement par excellence des Arméniens. Une vraie communauté ainsi qu’une association sportive s’y fondèrent. Une école primaire fonctionna avec deux institutrices arméniennes et une grecque, une école maternelle et une bibliothèque. L’école primaire fonctionna jusqu’en 1946. Ils y étudièrent 200 élèves arméniens. A une certaine époque, le nombre des élèves diminua à cause de l’émigration des familles arméniennes vers la République Arménienne des l’Union Soviétique.

On rencontre souvent en Crète le nom de famille Armenis. L’historien Andreas Kornaros mentionna que de nobles familles arméniennes venirent de Constantinople et c’est à ce moment-là que le nom de famille Armenis fut mentionné pour la première fois. La présence des Arméniens à la Canée fut prouvée par l’existence de quatre khatckar (pierres de croix), rédigées en arménien, près du cimetière de saint Lucas. Ces quatre khatchkar présentent des dégâts dus aux visiteurs. Suite à des démarches des archéologues, les khatchkar furent transportées au musée archéologique de la Canée. Sur toutes les quatre, on lit la même phrase gravée : « ceci est une pierre pour le repos… »

L’église de Crète est la plus vieille église arménienne d’Europe. Au XIIe siècle, elle portait le nom de saint Georges Doryanos. En 1669, la ville de Candie (Héraclion) passa des Vénitiens aux Turcs. Ambro, un marchand turc de mère arménienne, acheta l’église des Turcs. Depuis cette date-là, l’église fut mentionnée comme « église arménienne de saint Hovannes Garabed » ; elle fonctionna pendant les presque 200 ans de la tyrannie turque.

Dans la cour de l’église un monument commémorant les massacres arméniens fut érigé. Chaque année, le 24 avril, s’y déroule une rémonie en souvenir des victimes du génocide. Sur une plaque en pierre, en dessus de la porte de la cour, on trouve la date de 1669, notée comme date de construction de l’église. Mais selon certains chercheurs, on devrait avancer la construction de l’église encore plus dans le temps. On pense que l’église est plus ancienne, en raison de l’existence de quelques vestiges. Dans la cour, à trente khatchkar de marbre blanc, gravées avec des inscriptions en arménien, renvoient aux familles immigrées au XVIIe s.

Enfin notons que le cimetière arménien se trouve non loin de l’église arménienne, en dehors de l’enceinte vénitienne, à l’ouest de la ville. Sa surface est de 4 hectares et fut donné par le gouvernement turc dans les années 1670

 

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